Test: Scarpa Spin

La 1 ère fois que j’ai vu une paire de Scarpa, c’était par l’intermédiaire du trailer, Yoann stuck, à l’époque sponsorisé par l’enseigne, depuis parti chez Altra. J’avoue qu’à ce moment là,  je ne connaissais rien de cette marque. J’ai eu envie d’en connaître un peu plus.

Pour faire bref, Scarpa  a vu le jour en 1938 par l’intermédiaire d’un riche propriétaire irlandais, puis racheté par la famille Parisotto en 1956. Au passage, Scarpa veut dire chaussure en italien. Désormais, cette firme italienne produit près de 900000 paires de chaussures par an dont 75’/. directement en Italie. Leader et précurseur dans le domaine du ski de randonnée et de l’alpinisme, Scarpa développe maintenant des produits pour la randonnée, le trekking, le trail running et l’escalade.

 

DECOUVERTE

Pour ma part, c’est une paire de la gamme Alpine Running que j’ai pû tester, la SPIN. En recevant le colis, je découvre  une paire très colorée, fun…un mélange de violet et orange.

En main, la Spin est très légère…(240 g à la pesée pour ma pointure 41) et semble prédestinée à une utilisation de performance sur des distances dites moyennes. À confirmer à l’utilisation.

J’enfile la paire. L’intérieur est composé d’une partie semblable à une chaussette. On s’y sent bien immédiatement. La paire est très aérée et j’ai une sensation d’un réel confort.

TEST

Afin de mesurer les performances de la Spin, j’ai réalisé plusieurs sorties, allant de 12 km à 30 km max, à « l’espace Trail » de mon département.

Le 1er constat est que cette paire de distingue par sa légèreté et son confort. Néanmoins, les débuts furent poussifs car je trouvais une certaine rigidité qui ne me permettait pas forcément de tout lâcher, avec notamment une certaine retenue sur les premiers kilomètres.

L’accroche, par contre est excellente, facilitée par une semelle designée par Scarpa et réalisée par Vibram en Megagrip convenant à tous types de terrains, même les plus glissants.

Sur les parties roulantes, j’ai bien aimé sa réactivité et son effet rebond. Cette paire s’avère très efficace sur terrains rapides et j’ai pris un certain plaisir à dérouler et ainsi prendre de la vitesse.

Les doutes du départ se sont estompés au fil des bornes.

J’ai trouve l’amorti un peu faiblard, paire correspondant peut être davantage à un gabarit + léger que le mien (-75 kgs).

Sa tige mesh est ultra respirante et permet un séchage très rapide. Sa poche de rangement pour les lacets est pratique.

Le pied est bien maintenu et la paire possède un film de protection thermo-soude ainsi qu’un fit très précis.

Un mesh plus rigide accompagné d’un pare-pierre  permettrait à ce modèle une protection plus accrue et efficace sur certaines difficultés rencontrées lors de ce test (pierres, roches, racines,…).

BILAN

La Spin est confortable, légère et offre de très bonnes sensations de vitesse. La paire adhère parfaitement à des surfaces exigeantes. Je dois avouer que ce modèle est vraiment destiné à réaliser des performances.

Scarpa a trouvé le parfait équilibre entre dynamisme, amorti, légèreté, maintien et efficacité.

Enfin, son gros point fort est son grip efficace grâce à sa semelle mondialement connu en vibram, et qui s’adapte a toutes surfaces délicates (terrain gras, abruptes, devers,…).

Il y a peu, je ne connaissais pas Scarpa. Je vais être désormais attentif à leurs prochaines collections.

 

CARACTÉRISTIQUES

240 g (pointure 41)

-aerations multiples

-exosquelette construction

-tige en stretch textile respirante enrichie d’un tpu thermosoude

-semelle fixion Megagrip: insert Eva haute densité, rainure horizontale pour plus d’amorti, rainures verticales anti affaissement

-drop 4 mm

-sock fit lw

-poche de rangement pour lacets

-prix public 145 €

 

https://www.scarpa.com/

 

Gaël run bzh.

https://www.ynotek.com/

 

 

 

 

 

 

Test : 361°…la Sensation 2

 

Toujours à l’affût de nouveautés, j’ai pû tester la marque 361°. Le test que je vous propose concerne une paire dédié à la route dans un premier temps, la sensation 2, une nouveauté de la marque, et prochainement, un autre test concernera une paire de chaussures de trail de cette même marque, la Ortega 2.

361° a été créé en 2003 et s’est très rapidement développée jusqu’à devenir une des marques phares en Chine. Dans ce pays, 361° est un fournisseur majeur d’articles de sport couvrant aussi bien le running, le basket-ball, le football, la natation, les pratiques outdoors et encore bien davantage. L’objectif de l’enseigne chinoise est de proposer des produits pouvant concurrencer les meilleurs produits du marché.

Découverte

J’ai reçu les 2 modèles en même temps où plusieurs coloris sont proposés. J’étais impatient de découvrir les 2 paires expédiées par la marque. Ici, concernant la sensation 2, l’enseigne m’a envoyé le modèle bleu flashy….au visuel très design et agressif ! J’adore. Le design, c’est une chose, mais cela ne suffit pas.

En l’enfilant, je ressens immédiatement son confort. Un fort amorti agrémenté d’un excellent maintien du pied , notamment à l’avant, viennent accentués cette première sensation. Tout cela, à vérifier bien évidemment sur le terrain.

Test

La sensation 2 est destinée à tous types de coureurs (d’un 10km au marathonien). Cette paire à une utilisation routière et je l’ai donc testé sur cette surface. Plusieurs entraînements (fractionnés/ sorties courtes/ longues x25 km) m’ont donné un avis assez tranché sur ce produit…la paire est agréable à porter et performante.

La base de la chaussure est structurée en 3 semelles, qui ont chacunes un rôle primordial.

Ainsi, 361° a appelé cette technologie ultra innovante QU!KFOAM.

Cette technologie est utilisée comme une partie d’un système multi-couches permettant d’apporter amorti, confort, réactivité et transmission afin de vous accompagner dans vos performances au delà de vos attentes.

  1.  La semelle intérieure offre + de confort et de soutien.
  2. La semelle intermédiaire permet un amorti souple.
  3. La semelle extérieure en caoutchouc est résistante à l’abrasion et est conçue pour offrir une meilleure traction et une meilleure répartition des chocs.

On ressent l’impact du qu!kfoam sur notre foulée. Celle-ci est mieux répartie et la paire est dynamique.

Les différents niveaux de semelle offrent un maximum de confort. J’ai bien aimé la languette ergonomique qui épouse bien la forme du dessus de pied et qui est à la fois fine, douce et souple évitant ainsi les irritations.

Le talon est parfaitement maintenu et renforcé. La paire repose sur une hauteur de semelle assez conséquente avec un drop de 9 mm. 

Bilan

Je trouve cette paire à la fois robuste et légère. L’ avant du pied bénéficie du Quikflex technologie permettant un respect de l’équilibre naturel et un renforcement du grip pour de meilleures accélérations. Cela se vérifie assez clairement sur les parties roulantes, nous permettant d’attaquer le sol énergiquement.

La sensation 2  m’a plu et j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette marque !

Testez-la à votre tour!

Caractéristiques

-Drop 9mm

– un mesh externe aéré et renforcé

– 3 couches de semelles complémentaires

-poids 323 g (43)

-plusieurs coloris 

-prix 130€

www.361europe.com

Gaël run bzh

 

Test: Kalenji Kiprun Trail Mt

Après avoir eu la chance de tester une multitude de paires de chaussures, j’ai souhaité découvrir la kiprun trail mt de Kalenji. L’enseigne marque de plus en plus son empreinte le marché très convoité du trail/running. Avec cette paire conçue pour les chemins rocailleux,  kalenji s’est donné les moyens pour convaincre un très grand nombre de trailers.

Ainsi, sur ce modèle, pas moins de 5 versions de tiges et 2 versions de semelles ont été testées. 2 campagnes de tests longues durées ont été menées pour valider la robustesse, totalisant ainsi + de 18000 km pour 70 testeurs.

Rien de mieux que ma côte bretonne pour mettre à rude épreuve ce modèle et vous soumettre mon opinion.

Découverte

J’ai reçu la paire mi-septembre, soit 3 mois après son lancement officiel à Chamonix. Les premiers échos qui me sont revenus aux oreilles furent excellents.

Mon premier constat, en découvrant la paire, c’est une impression de robustesse et de stabilité, avec notamment des crampons de 5 mm favorisant l’accroche et un pare-pierre imposant à l’avant.

La kiprun trail mt est assez sobre (noir et orange) et possède de sérieux atouts. Ainsi, je remarque la Toe Box permettant un large emplacement pour ses orteils, une poche pour les lacets pouvant se ranger dans la languette (astucieux !!).

Son poids, 360g pour une pointure 43, n’est pas négligeable, mais une fois aux pieds, j’apprécie immédiatement son confort et la stabilité du pied dans la chaussure.

Test

Conçue pour les chemins rocheux et rocailleux, j’ai réalisé ce test sur de nombreuses sorties sur le gr34. Par la suite, et pour finaliser mon opinion, j’ai amené la paire sur le 76 km des Templiers, avec un terrain propice et clairement destiné aux caractéristiques de la kiprun trail mt.

Durant ces 2 mois de test et pas moins de 500 km au compteur, le résultat est ambitieux.

Kalenji à conçu une paire destinée à tous types de coureurs de trail et d’ultra-trail. Que ce soit sur un 15km ou un 75 km, le constat est que le modèle répond aux attentes. La paire est très confortable malgré une certaine rigidité au départ, qui s’estompe très rapidement. L’amorti est très bon…il y a de la gomme!

Quant à son accroche, elle est tout simplement excellente. Sur des sentiers aussi techniques que Millau, la paire s’est avérée très efficace. On peut attaquer le sol sans subir, notamment en descente…aucune sensation d’insécurité !

Kalenji à créé une semelle répartie en 2 zones distinctes: + ferme à l’avant et + souple de l’autre côté. Cette semelle permet ainsi un meilleur équilibre et correspond ainsi à toute les foulées. L’association des 2 concepts k-only (confort) et k-ring (amorti) font bon ménage.

Dernièrement, sur terrain boueux, la kiprun s’est très bien comportée.  Aucune glissade et la boue s’évacue parfaitement.

Bilan

kalenji frappe fort avec cette paire de chaussure. Le produit m’a bluffé tant  au niveau de l‘accroche, du confort que de la protection.

Aux Templiers, sur certains passages plus gras, la paire passait sans problème et restait dynamique pour repartir, parfois même au détriment de certaines marques concurrentes. Malgré un terrain difficile (branches, arêtes, racines,…), La paire n’a été en aucun cas gêné.

Enfin, son prix est très compétitif (79,99€) et accessible. Après + de 500 km aucune usure de prononcée.

La Kiprun Trail Mt….une valeur sûre!

caractéristiques

poids 360 g

-drop 10 mm

-toutes foulées grâce à son concept exclusif k-only

-poche-lacets sur la languette

-poids du coureur: jusqu’à 90 kgs

-existe en demi-pointures

-entrainement et compétition de trail et d’ultra-trail

-garantie 2 ans

#decathlon

www.decathlon.fr

Gaël run bzh

www.ynotek.com

 

 

 

 

 

 

 

 

Test: Freexion, un gilet multifonctions !

Historique

Pour un trailer, lorsque l’on parle de la réunion, on pense forcément à la Diagonale des fous. Mais depuis peu, certains font référence à une marque, Freexion, issue de cette île et qui compte bien se faire une place dans le milieu très prisé qu’est devenu le trail .

Freexion est née en 2009 et au démarrage alimentait quelques clubs insulaires. Les 1ers prototypes sont apparus en 2013-2014 avec un produit phare, que j’ai eu la chance de tester, le gilet « Free Race ».

Decouverte

J’ai reçu ce produit en septembre et, par le biais de plusieurs amis présents sur l’utmb et qui ont eu la chance de tester le gilet sur le stand lors de cet événement, ma curiosité fût d’ autant plus grande à la réception du colis. J’en avais entendu que des bons échos et je dois dire que je n’ai pas été déçu.

Visuellement, il fait classe!… Après, il faut qu’il soit efficace ! Il s’enfile comme un gilet avec une double ouverture zippée. On ressent la qualité des matériaux utilisés.

Rien d’étonnant. Je m’explique : les responsables de la marque ont voulu créer un produit, qu’ils définissent haut de gamme.

Celui-ci est composé de plusieurs dizaines de pièces toutes assemblées à la main et personnalisées à la morphologie de chaque athlète. Freexion veut ce qu’il y a de mieux pour le trailer et choisir des matériaux d’excellentes qualités.

Test

Sur 2 mois d’utilisation, j’ai pû largement me familiariser avec le gilet Free Race. Avec son poids de 320g, ce produit n’est pas le plus léger du marché mais une fois enfilé et bien ajusté, on ne le sent plus.

On y retrouve un excellent maintien grâce notamment à son système de serrage par lacet élastique. S’ajustant à toutes les morphologies ainsi qu’à sa bande élastique placé à la base du gilet, évitant à celui-ci de remonter.

Mon utilisation fût principalement sur des sorties de 2h voir plus, et notamment 2 trails de plus de 60 km qui m’ont convaincu que ce gilet pouvait s’utiliser sur tous types de formats de course. N’étant pas adepte des poches à eau, les 2 flasks placées à l’avant, avec en plus les ravitos présents sur les courses, ont suffi à ma pratique.

Autre astuce de ce gilet: 2 poches  à l’avant en elasthane idéalement placées et faciles d’accès pour tout ce qui est nutrition rapide. Elles sont élastiques et d’une bonne contenance. 

La conception de ce gilet est très bien pensé. Chaque emplacement a été réfléchi pour faciliter le trailer dans sa pratique. Rien n’est laissé au hasard.

À l’arrière, on trouve 2 poches elasthane très profonde avec un Zip invisible de chaque côté. Ces zips sont faciles d’accès et permettent un bon volume de stockage. On peut y ranger frontale, gants, bonnet sans que cela ne gêne ! Ce n’est pas le cas chez tous les concurrents.

La marque réunionnaise à intégré dans le dos une poche permettant d’y insérer une veste imperméable ou autre vêtement de rechange, et celle-ci est accessible sans être obligé de retirer le gilet… très pratique.

Autre point positif, et non des moindres, un porte bâton est situé à l’arrière du gilet, ce qui en fait un produit multifonctionnel. De plus, sur plusieurs sorties, je n’ai mis que le gilet délaissant le tee-shirt et j’ai ressenti un réel confort et aucun frottement…À renouveler au printemps !

Bilan

Pour avoir eu l’opportunité de discuter avec les responsables de Freexion, on sent dans leur discours une volonté de proposer des produits de qualité. Avec ce gilet, le pari semble réussi, tant le produit est innovant. Freexion est ambitieux et souhaite titiller la concurrence en proposant prochainement une gamme + complète (tenues trail). Les responsables de Freexion font une comparaison avec des produits de  haute couture, c’est ce qui pour moi (après avoir réalisé ce test) caractérise le mieux le gilet..et justifie aussi son prix (195€) avec les matériaux utilisés. Je suis d’ores et déjà impatient de tester leurs prochains produits, prévus au printemps.

Caractéristiques

-contenance 10l

-parties armurees pour un maintien optimal

-coutures plates flatlock anti-frottement

-mesh micro alvéolé elasthane

-systeme de serrage pour un ajustement personnalisé à chaque morphologie

avant: 2 poches Speed à accès immédiat

-2 portes bidons ou flasques (500 ml)

dos: 2 poches zippées invisibles

-porte bâtons

-poche pour imperméable ou autre vêtement

www.freexion.fr

#freexion

Gaël run bzh

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 20 Bornes D’Andrésy 2018

Course meusurant 21,1 kms labellisée et inscrite au calendrier des courses Hors stade de la Fédération Française d’athlétisme

Je partais avec un objectif en tête de 1h45 et de NE PAS  marcher dans « la fameuse côte de Verdun » ….

J’avais repérer le parcours, certes en voiture, mais « la côte de Verdun » à pieds et fait une séance d’escaliers pour muscler mes jambes afin de pouvoir aborder plus facilement cette côte.

Le parcours semblait simple sur le papier, plutôt plat avec une difficulté relevé:

La côte de Verdun qui monte sur 200 mètres avec un pourcentage de pente d’une moyenne de 16%.

Boucle de 10 kms à faire 2 fois avec une petite boucle au début pour faire un parcours de 21,1 kms au total.

Donc faire 2 fois la côte !!

Le top départ à été donné à 8h45 avant de partir je prends un gel antioxydant Bio.

Les 3 premiers kms :

La tête n’est pas présente mais les jambes oui, je me concentre sur ma respiration pour éviter le point de côté, j’avance vite… une allure moyenne de 4:34/km, je suis contente et me dit faut que je tienne et surtout garder cette allure.

Mais le gel ne passe pas bien donc point de côté …. j’essaie de le faire disparaitre sans perdre d’allure, le panneau 4kms est atteint, on longe les quais de Seine où tout est calme, personne ne parle, tout le monde est dans sa course, pas de supporters, les bénévoles aux intersections nous encouragent…. puis on arrive sur la place du marché où un groupe de musique  nous donnent le rythme ça booste…. mais de courte durée…. on retourne sur les quais de Seine où l’on peut entendre les cygnes et canards  nous encouragées ……dans ma tête cela devient long.

L’idée de m’arrêter m’a souvent traversé l’esprit mais NON JE FINIRAIS !

Le côté ange  me motive et le côté démon essaie de me démotivé.

Qui va l’emporter ….

Puis arrive la côte de l’école Pasteur (faut être honnête elle monte pas mal celle-là aussi) après 200 mètres de plat pour enfin attaquer la fameuse « côte » une ascension de 200m le début est gérable 13% puis on monte vite vers le milieu à 16% pour finir presque plier, limite à 4 pattes, on dépasse les 20% de pente sur les derniers mètres.

On retrouve le plat mais là il faudra quelques minutes pour que les jambes arrêtent de brûler… juste après arrive le ravito, l’eau est gelé et oui dehors il fait 3 degrés ️ mais ça fait du bien, je me stoppe 10 secondes pour reprendre mes esprits.

Depuis le 6 ème km je me bats avec mon pied droit pour essayer de lui trouver un endroit confortable dans ma chaussure.

J’hésitais à mettre mes nouvelles chaussures, mon coach m’a dit vas-y c’est un semi ça va le faire mais visiblement mon pied n’a pas été d’accord !

Je ressentais une gêne sur le coup de pied puis plus les kilomètres défilaient plus je sentais une autre gêne en dessous du pied comme si y’avais un caillou dans ma chaussure, j’avais peur de la grosse ampoule ou du pied en sang…..

J’essaie de faire tourner mon pied dans ma chaussure, desserre les lacets (qui ne touchaient même pas l’empeigne), je pense à des souvenirs agréable et mon mental reprend le dessus.

Depuis le 3éme kms cette course est une lutte contre moi même, mon mental va et viens mais une chose est sur je ne m’arrêterais pas et je finirais cette course jusqu’au bout, je me reposerais après.

J’arrive sur le point de vue mais la brume me gâche le panorama, au deuxième tour j’aurais sûrement plus de chance.

On termine le 1er 10kms par encore une côte, retour à côté du stade où le départ a été donné plus tôt et là les participants du 10kms sont entrain de s’échauffer et se mettre dans le sas de départ.

Je me dis qu’il faut que je me dépêche, je ne veux pas que les premiers du 10kms me double !!

C’est reparti pour un tour mais le dernier ! Je n’ai plus de jus mais je m’accroche, faut que je termine !

Un participant me motive, il a du voir que j’en bavais. Il me dit aller on tient, on souffle bien, on se détend, c’est la fin. Il reste quelques minutes à mes cotés pour après s’éloigné, il se dit fatigué mais il trace…..

Cette fois ci pas de petite boucle, on parcourt les quais de A à Z et c’est long, monotone et ennuyeux et surtout très très silencieux …..

A la fin des quais de Seine j’entends derrière moi des respirations très forte puis un scooter et ce sont les premiers du 10 kms ….. Ils m’ont rattrapé …. bon y’avais pas de mal vu que j’avance à l’allure d’une tortue.

Ils me font un peu de spectacle et me motive à augmenter ma vitesse mais très vite la côte de pasteur arrive …. Quand tu as plus de jus et que les côtes t’attendent ….. Tu y va avec ta tête !

La côte de Verdun….encore….. Mais cette fois-ci il y a beaucoup plus de supporters et dans un coin de ma tête je me dis « peut-être que la famille est là pour me supporter » plus je monte et plus cet espoir se dissipe mais je continue à monter à très très très petite allure limite en marchant mais non je veux la monter complète !!

Houlalala quand je reviens sur du plat j’ai l’impression que mes jambes sont en bois, aller on essaie de tenir pour finir !

Le ravito est là, je reprends des forces enfin un peu ….

Maintenant il faut finir, le point de vue est dégagé, je laisse mon regard admirer cette vue tout en courant bien-sur.

J’arrive au stade après cette petite côte (et oui beaucoup de petite côte et faux plat) et je me dis ça y’est c’est terminé ….. Mais non !….

Je vois mes espoirs d’objectif  de temps s’éloigné doucement !

Il faut faire un tour du parc des Cardinettes et un tour de piste ….. ppppppffffffff

J’essaie d’accélérer au dernier 500 mètres, je passe la ligne d’arrivée

Enfin !!!! C’est fini !!! 

Ma montre m’indique 1h47:03 je suis déçue sur le coup.

J’essaie de trouver ma famille mais personne ….

Au final cette course aura été une lutte tout du long, je n’aurais pas du écouter mon coach pour mettre mes nouvelles chaussures (ça me servira de leçon), course avec certes la difficulté de la côte de Verdun à 16% de pente en moyenne mais il ne faut pas oublier les faux plat montant et les quais de Seine monotones.

Je finis tout de même avec un temps correct et m’aperçois que c’était une course qualificative pour les championnats de France donc beaucoup de nationalités. c’était donc une course de Haut niveau !!!!!

Finalement je m’en sors bien je suis classés 285ème sur 698 !

Et 8ème senior !!!

Je suis moins déçue mais je prendrais ma revanche l’année prochaine.

Je finirais cet article avec la course de mon bébé (certes elle va avoir 7ans mais bon c’est mon poussin d’amour)!

Sa course à été lancé à 11h40, elle doit parcourir 2 kms au sein du parc des Cardinettes.

Bien-sur je l’accompagne, elle gère bien le 1 er kilomètre et m’impressionne en remontant des enfants, elle est si petite qu’elle arrive à se faufillée entre les participants me laissant bloqué par des parents.

     

Vers 1,5 kms elle me dit « maman j’en peux plus, je sens plus mes jambes » et là je la motive à continuer et à lui faire comprendre qu’au bout y’a l’arrivée et sa médaille.

Elle continue, arrivée sur la piste il reste 200 mètres elle me redis qu’elle arrive au boout de ses forces alors je sors mon ultime motivation « Si tu passe la ligne d’arrivée, non seulement tu serra fière de toi et maman aussi mais en plus tu aura ta médaille et surtout…… je t’acheterais du MACDO!!!! »

J’ai vu ses yeux grands écarquillés et foncé pour finir.

Je suis tellement fière d’elle, c’est une futur championne.

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